vendredi 28 juin 2013

Ce qui se passe à Vegas se passe à Vegas.

Comme vous l'aurez peut être lu ailleurs, vous aurez droit à un update plus conséquent aujourd'hui puisque j'ai sauté du tournoi hier après 2h40 de jeu. Ce qui fait un tout petit peu moins de 600$/h. Pour ce prix là j'aurais quand même espéré m'en tirer avec un happy ending, mais même pas. Quand en plus les mains sur lesquelles je suis sorti feraient frémir les joueurs d'un freeroll de 4h du mat' sur MyPok, ça laisse un sentiment assez frustrant. Mais ça fait partie du jeu. On ne pourra pas dire que les dieux du poker auront été très favorable pendant ce séjour, que ce soit en cash game ou en tournoi. Quelques sessions négatives en cash qui se sont toutes extrêmement mal passées. Du coup l'autre jour avec DaProd, après une session cagoulée tous les deux, on a décidé de s'inscrire pour un tournoi en équipe dans la room du caesar pour tenter de se décagouler.
240$ à deux, des niveaux de 30mn et chaque joueur joue 15mn d'un niveau, puis 15 de l'autre avant de changer de joueur. Le tournoi est déja commencé depuis 40mn quand on s'inscrit. Bon. Disons qu'on aura chacun au moins eu le temps de toucher les cartes ce qui je l'avoue est déja une petite victoire pour moi, ayant perdu le chifoumi pour savoir qui commençait, je m'attendais à tout moment à voir Yann revenir pour me dire "Bon désolé, j'ai 8-bet bluff mais il avait les as."
Au total, DaProd aura joué 22mn et moi 11. Soit 654$/h. Je sors contre un gars qui me raise allin avec flush draw et que je call avec AK sur un flop 224 et quand il voit le roi de coeur river s'exclame "OH NO =( ... OH YES I HAVE FLUSH LOOK !!!". Génie. Moral de l'histoire : Faut être complètement con pour monter une équipe de cagoulés et espérer s'en sortir.

Vous êtes nombreux à vous être plaint de ne pas voir assez de photos de mon crane luisant, alors voilà une petite photo prise pendant ce fameux tournoi en équipe. Les plis sur le front c'est pour me donner un air intelligent.

Crédit photo: mama913


Aparté culinaire

Je vous ai vanté l'autre jour la salade César du venetian, c'est aujourd'hui le tour d'un autre restaurant : la cheesecake factory. Contrairement à ce qu'on pourrait croire, ce restaurant ne sert pas que des cheesecake (j'allais dire "contrairement à ce qu'on pourrait croire quand on est pas très malin" mais étant donné que deux personnes, dont je tairai le nom, par respect pour leur famille, m'ont déja posé la question pendant le séjour, j'estime qu'il y aura une proportion non négligeable d'entre vous qui aura eu la même hésitation et je ne voudrais pas vous froisser. Même si je l'ai discrètement déja fait.)
Cheesecake factory est donc un restaurant qui en plus de proposer les meilleurs cheesecakes que vous pourrez trouver ici bas, vous imposera un choix difficile quand vous devrez choisir votre plat parmi les 16 pages du menu. Des très bons burgers, des plats excellents et je n'ai pas encore vu quelqu'un prendre quelque chose qui ne s'est pas révélé excellent. Parmi les plats, le "monster burrito". Un burrito qui fait la taille d'un avant bras bien dodu et qui, histoire d'être sûr, est servi accompagné de riz, de guacamole et de haricots rouges. Nordiste s'est lancé dans l'aventure et vous pourrez découvrir sur ce gif l'origine de la récente protubérance estomaquale dont se voit depuis quelques temps affublé ce brave homme.


En bref, après la salade César du Venetian, la cheesecake factory est la deuxième étape obligatoire pour manger pas trop cher et bon à Vegas. Demain, le In 'n Out.


My chips will go oooon !


Pas facile de se concentrer quand à chaque fois qu'on regarde son stack au caesar palace on entend une connasse chanter en québécois.


Puto Banco

Une des particularités de Vegas c'est qu'on se fait assaillir dans la rue par une armée de mexicains qui font claquer des cartes en nous les tendant. Naïf la première fois, on prend ces cartes, pensant qu'on est en train de se faire refiler des entrées en boite ou des consos gratuites dans les bars. Erreur. Découvrant avec stupeur, carte après carte, des filles toutes plus dévêtues les unes que les autres. Moi qui n'avait encore jamais vu une fille toute nue (mon maximum jusque là était les soutiens gorges de grossesse du catalogue La Redoute) je dois vous avouer être encore sous le choc de cette découverte.

Je connaissais les pintes à 4€ de 17h à 21h dans les pubs, mais je me rends compte que ce ne sont pas les irlandais qui ont inventé la Happy Hour, mais bien les mexicains :


Jeri se brade à 99$ pendant la Happy Hour (salope). Par contre, étant donné qu'il n'est mentionné nulle part quels sont les horaires de la réduction tarifaire, je me demande si cela signifie que Jeri vous offre effectivement une ristourne entre midi et deux ou bien si elle vous assure juste de passer une heure avec la banane, au sens propre comme au sens figuré. Ou bien encore qu'elle est livrée avec deux pintes de Guinness. Dieu seul le sait, et il en est pas fier.

Pour symboliser toute l'hypocrisie de cette société puritaine américaine, les mexicains sont autorisés tout à fait légalement à distribuer ces cartes dans la rue, à partir du moment où  les filles ne sont pas nues et qu'il n'est fait mention à aucun moment du type de prestations auxquelles ces publicités font références. Alors, pour le fait que ces filles ne soient pas considérées comme nues, grâce à de simples étoiles camouflant 23% des tétons, j'ai envie de dire qu'on me prend sacrément pour un con, mais soit, il faut bien définir une limite quelque part. Par contre, comment se draper d'hypocrisie et prétendre que le service proposé n'est pas affiché ? Qu'est ce que tu crois quand tu vois une meuf à poil avec écrit 99$ et son numéro ? Qu'elle va venir chez toi te faire des crêpes et qu'elle passera l'aspirateur en partant après avoir fait réviser l'histoire géo à tes enfants ? Et que celle à 150$ pourra aussi garder ton chien pendant les vacances et est déductible des impôts ?

"Allo, bonjour cher Mr 2PutesChezVous, on m'a distribué une carte avec votre numéro dans la rue et je reste perplexe. Je vous appelais donc pour savoir quel genre de prestations offraient Emily et Samantha, qui à première vue semblent tenir une entreprise de nettoyage intime. Quels sont leurs tarifs horaires et acceptent elles les tickets restos ?"

Bref, si ils continuent à le faire, c'est que ça doit être efficace. En tout cas, ça nous a permis d'inventer un nouveau jeu, le puto banco. Le principe est simple, il faut récolter le plus de cartes possibles dans la rue, et une fois rentrés à l'hotel, le jeu fonctionne sur le principe de la bataille. Il se joue à deux ou plus. On mélange le tas de cartes obtenues dans l'après midi, puis chacun retourne la première carte de son paquet. En comparant la force de la carte (à savoir le prix) on détermine un gagnant qui remportera toutes les cartes de la levée (ce terme semblant assez adapté à ce jeu). Le gagnant est celui qui récupère toutes les cartes à la fin. Il gagne alors le droit de choisir quelle fille il fera venir le soir.


Sur cet exemple, Devi à 47$ gagne assez largement contre Lolita qui malgré son air plus avenant ne vaut que 35$. Je suis sûr que vous allez vouloir tester chez vous, mais que ne possédant pas de telles cartes, vous abdiquerez avant même d'avoir pu goûter au plaisir de ce jeu (non Didier, on ne lèche pas les cartes !). Détrompez vous, vous pouvez aussi jouer avec un jeu de 52 cartes, et ce jeu s'appelle la bataille.

Je terminerai sur une petite dédicace à Poker@Lyon, avec le 69$ Special.


Et si avec toutes ces photos je ne gagne pas 20% en trafic sur ce blog, c'est que je n'ai rien compris à internet.




Trop gros, passera pas.

J'en connais deux qui vont pas pouvoir prendre l'escalator ensemble.



mercredi 26 juin 2013

Parlons poker



Si je suis à Vegas cette année, c'est en grande partie grâce à Poker@Lyon, une petite association sympa même si le président est un connard qui perd ses cheveux, et Winamax, partenaire historique de l'association qui m'ont permis de gagner un package sur un championnat pour venir jouer un tournoi des WSOP (l'équivalent des championnats du monde de poker, même si le terme ne veut techniquement pas dire grand chose). Ce tournoi dont le droit d'entrée est de 1500$, et bien c'est demain à midi qu'il commence. Je vais donc me permettre de ne pas poster de grosse update aujourd'hui pour me reposer tranquillement ce soir (je me lève en général 3h avant les autres, et je m'allonge sur la moquette pour écrire le blog, ce qui me vaut de me faire traiter régulièrement de roumain. Mon coloc de lit a au moins l'avantage d'être tranquille pendant une bonne partie de la nuit.)

Je me souhaite de ne pas pouvoir faire d'update demain non plus sauf pour vous dire que le tournoi continue le lendemain mais malheureusement avec ce jeu (de merde) on est obligés de s'en remettre à une part de hasard.

Petit clin d'oeil du destin, je suis allé tiré ma table il y a deux jours, et je jouerai table 29 siège 3, ma date de naissance. Je ne suis pas superstitieux du tout, mais parfois, on aimerait bien y croire.

Et pour terminer sur une note ensoleillée, je vous propose une petite photo d'une bonne partie du crew (Antoine, Romain, Julien, Sue, Joffrey et Nordiste) à Vegas où il fait bon vivre, surtout quand on possède un maillot de bain (ou deux).





Rhino-culation

Aujourd'hui nous retrouvons Manub, un des deux donks in vegas originels, avec un sourire jusqu'aux oreilles ! Il a enfin trouvé un rhino qui lui coûtera moins cher et sur lequel personne lui interdira de mettre les mains !


pour les néophytes en matière de Pole Dance, Lap Dance, ou toute autre sorte de danse aidant à dépouiller les pauvres touristes que nous sommes de quelques centaines de dollars dans des établissements sombres et interdits aux enfants, le Rhino est le gentleman's club le plus connu de Vegas. vous remarquerez comme l'usage du terme gentleman's club dédramatise complètement le coté glauque et sordide de ces lieux de déperdition où des filles sur-éduquées (dans un référentiel éducatif démarrant au CM2) viennent monnayer une proximité corporelle temporaire, et diverses ondulations à vocation euphorisante proportionnelles à la valeur que votre portefeuille voudra bien leur accorder. Des pauvres filles qui n'ont plus que le commerce de leur corps pour subvenir aux besoin de leur famille nombreuse, parfois rapatriée aux Etats Unis au prix de longues tournantes pendant plusieurs mois de traversée de l'Atlantique en cargo surpeuplé. Des filles forcées d'adresser la parole à des inconnus en les appelant chéri pour espérer se faire gratifier d'un timide oui à leur question "You want a dance, honey ?". Des filles réduites à leur plus simple appareil (+800g de silicone) par le regard de clients qui n'accordent de valeur qu'à la perfection des courbes de ces demoiselles en détresse affective.

Alors si comme moi, vous trouvez que ça ne peut plus durer. Que tout cela va à l'encontre de toutes les valeurs morales que nos parents ont essayé de nous enseigner et que les choses doivent changer. Révoltons nous contre ce scandale moderne qui nuit clairement au bien être de notre société et militons ensemble pour une baisse des prix dans les strip clubs.

mardi 25 juin 2013

Veni, vidi, vici.


Ce message est essentiellement dédié à ma soeur. Mais je vous autorise à le lire quand même.

Histoire de couper court dès maintenant à toutes les questions qui vont inexorablement se bousculer  dans votre tête à l'apparition des mots "ma soeur" :

- Oui, elle est magnifique
- Oui, étonnamment, nous sommes bien de la même famille
- Non, vous n'aurez pas de photo
- Oui, elle a plus de cheveux que moi
- Non, elle n'est pas à louer
- Oui, elle est mariée avec un mec formidable
- Non, Un poisson chat ne miaule pas

Maintenant qu'on a fait le tour de ma soeur, sans mauvais jeu de mots, concentrons nous sur le sujet principal de ce message : la salade césar.

Quand quelqu'un me demande conseil sur quoi faire ou manger à Vegas, je réponds inévitablement la même chose : "il faut absolument aller goûter la salade césar du venetian". Oui oui, avant les strip clubs (ou pendant). Plus précisément celle du San Gennaro, petit "bouiboui" situé dans le food court de cet hôtel au thème italien. En sachant que ce qu'on qualifie de bouiboui à Vegas serait probablement étoilé en France.




Intermède culturel.

Ne vous y trompez pas, ce n’est pas parce qu’elle s’appelle César que la salade César vient d’Italie (ou qu'elle doit nécessairement être partagée avec votre Jules) ! C’est à Tijuana, au Mexique, qu’un certain Caesar Cardini, en inventa la recette en 1928. On dit que l’assaisonnement de cette salade (la sauce césar) a été inventé en mélangeant tout ce qui restait en cuisine suite à un épuisement des stocks engendré par la prohibition. Elle est originellement composée de salade romaine, de croutons et de parmesan. Elle est traditionnellement servie aujourd'hui avec du poulet grillé.


En m'excusant d'avoir voulu temporairement élever le niveau culturel, je vous prie de ne pas m'en tenir rigueur, fidèles lecteurs, et je vous promets à l'avenir de me concentrer sur ce que je sais mieux faire, le faire chuter.

Cette salade, préparée fraîchement devant vous, comme le veut la tradition, est  agrémentable ici aussi d'un filet de poulet mariné et grillé à la minute. (pas la peine de chercher le mot agrémentable dans le dictionnaire, vous risqueriez de vous rendre compte de ma supercherie linguistique)



Autre petite attraction non négligeable, quand vous commandez votre salade, on vous remet un bip qui vibre quand votre plat est prêt. Habilement placé, cet artefact pourra discrètement vous provoquer des sensations onaniques inattendues au point que vous risquez de délaisser votre salade pour le laisser vibrer encore quelques secondes. 

Mais à un moment il va quand même falloir y aller. Et vous ne serez pas déçus du voyage. Celle que je qualifie unanimement de meilleure salade césar du monde ne vous fera pas regretter de vous être arrêté chez ce Gennaro qui ne payait pourtant pas de mine. Un poulet fondant et délicieux, des ingrédients dosés à la perfection, un petit pain italien et une salade qui ne vous laissera pas sur votre faim. Bref, 16$ de bonheur.



Alors si vous venez un jour à Vegas, faites vous ce plaisir, et venez goûter cette salade césar, qui malgré sa simplicité n'en reste pas moins merveilleuse.

Ainsi s'achève cette dédicace familiale et vous remarquerez quand même que j'ai réussi à vous faire rester jusqu'au bout avec un sujet sur une banale salade et sans la moindre photo à caractère érotisant. Donksinvegas, le blog qui te fait rêver avec une simple laitue (et un peu de sauce).


Vidéo bonus pool party

C'est pas sur la musique qu'il faut se focaliser cette fois.


La charcroute rit.



"Bonjour, votre bouillabaise elle est servie avec quoi ?"

"Avec la serveuse."

Sacrés américains, qu'est ce qu'ils inventeraient pas pour transformer un banal restaurant provençal en bordel de luxe.